Le Mieux est temporairement l'ennemi du Bien

Philippe Silberzahn nous parle de l’innovation de rupture. Elle rompt avec l’existant donc elle casse quelque chose. Ne cherchez pas ailleurs les déceptions et parfois virulentes critiques contre les innovations de rupture.

Le mieux peut apparaître comme l’ennemi du bien, mais le mieux triomphe toujours puisqu’il est l’essence même de l’Évolution de l’Humanité.

L’innovation de rupture triomphe souvent malgré des performances initiales inférieures aux technologies existantes. Elle réussit en introduisant de nouveaux critères de performance.

Exemple de l’automobile

À la fin du XIXe siècle, l’automobile était moins fiable que le cheval, mais offrait des avantages uniques comme le transport de plusieurs personnes et l’absence de déjections. Elle résolvait un problème critique des villes : les déchets des chevaux. Malgré ses débuts difficiles, elle s’est imposée en ville.

Adoption et nouvelles opportunités

Les technologies de rupture sont souvent rejetées par les acteurs en place car elles échouent sur les critères de performance existants. Cependant, elles attirent de nouveaux utilisateurs en ouvrant de nouvelles possibilités d’usage.

Leçons pour l’adoption

Il ne faut pas juger une nouvelle technologie uniquement par rapport aux standards actuels. Accepter ses performances initiales inférieures sur les critères dominants permet de découvrir et d’exploiter ses nouveaux avantages.

Vous le voyez venir le parallèle avec nos logiciels de CAO?

On peste parfois contre leurs « bugs », leurs limitations fonctionnelles, mais qui voudrait revenir à la planche à dessin?