Formateurs CAO, revendeurs Autodesk®, la fin d'activité n'est pas la fin de tout !

Nous sommes nombreux, dans cette communauté, à être utilisateurs de logiciels de CAO depuis des années — certains depuis si longtemps qu’ils ont connu la planche à dessin avant l’écran :slightly_smiling_face:. Et nous avons, au fil du temps, trouvé de l’aide un peu partout : sur les forums de support technique, sur des blogs comme celui-ci. Qu’aurait-on fait sans Internet, franchement ? J’ai du mal à imaginer.

Mais voilà une chose amusante : la plupart de ces rencontres sont restées virtuelles. Nous nous sommes croisés dans des fils de discussion, jamais dans une salle. Les seules occasions de se voir en vrai, c’étaient les salons professionnels, dans quelques grandes villes de France. Il en existe encore, remarquez, mais plus vraiment dédiés à la CAO comme autrefois. Le BIM World à Paris fait figure d’exception. Pour le reste, la CAO en tant que discipline à part entière semble avoir disparu des affiches, absorbée par des thématiques plus larges. C’est un autre sujet, j’y reviendrai peut-être un jour.

Le temps passe. Et plus il passe, plus il semble accélérer — vous avez sûrement remarqué le phénomène vous aussi. Cela me pousse à réfléchir, ces temps-ci, à l’avenir de ceux qui, comme moi, approchent du terme d’une carrière active (ou y sont déjà :wink:). Pour entrer dans cette période qu’on appelle pudiquement la retraite :heart_eyes:.

Ah, la retraite. Quelle belle chose, la retraite, nous dit-on. :face_blowing_a_kiss:

Oui, mais attendez. Est-ce que tout y est rose ? Certainement pas. Attendez-vous à une baisse drastique de vos revenus. Attendez-vous surtout à perdre des contacts auxquels vous teniez, parce que les liens se distendent nécessairement quand on cesse une activité professionnelle. C’est mathématique, et personne ne vous le dit vraiment avant que vous y soyez.

Le cas particulier des formateurs et revendeurs

J’en viens à vous plus spécifiquement, vous qui étiez formateur professionnel en CAO, et parfois revendeur de licences Autodesk® en parallèle. Vous qui, à l’approche de la retraite — ou dans les quelques années qui la précèdent — trouvez les temps plutôt durs pour dénicher de nouveaux clients.

Je ne dis pas cela au hasard. J’ai reçu, ces derniers mois, plusieurs témoignages de personnes exactement dans ce cas. Et pour elles, ce n’était pas seulement l’avenir qui ne s’annonçait pas radieux. C’était le présent, déjà, qui ne l’était pas. Rien moins que ça.

C’est à elles, plus particulièrement, que je voudrais m’adresser aujourd’hui.

Vous avez noué, au fil des années, des relations professionnelles avec des entreprises clientes — pour des formations AutoCAD®, pour des prestations de conseil en CAO, pour du support ponctuel quand un logiciel refusait obstinément de faire ce qu’on lui demandait. Ces relations, vous les avez construites une par une, souvent sans méthode particulière, simplement à force de sérieux et de présence. Et n’est-il pas dommage, finalement, qu’elles disparaissent purement et simplement le jour où vous cesserez votre activité ?

Vous allez me dire que c’est le lot commun de toute fin de carrière, que personne n’est irremplaçable, que la vie continue. Certes. Mais entre laisser un tel patrimoine relationnel se dissoudre dans la nature et en organiser sciemment la transmission, il y a un monde. Un monde que trop peu de gens envisagent, tant qu’ils ont encore le temps de le faire correctement.

Une question de méthode, pas seulement de bonne volonté

Avez-vous pensé à assurer une transition ? À identifier, parmi vos pairs plus jeunes ou parmi d’autres formateurs indépendants ou sociétés prestataires de services, quelqu’un à qui présenter vos clients avant de fermer boutique ? À ne pas laisser filer, dans un silence poli, tout ce travail bâti patiemment pendant des années ?

Ce n’est pas seulement une question de générosité envers un confrère. C’est aussi, tout simplement, une question de valeur économique. Ce portefeuille de clients que vous avez constitué a un prix, et ce prix ne vaut quelque chose que si vous prenez le temps de l’organiser avant de partir — pas le lendemain de votre pot de départ.

C’est ce genre de réflexion à laquelle je vous invite aujourd’hui. Pas dans l’urgence, pas dans la panique, mais avec la même méthode que celle que vous avez toujours appliquée à vos formations : anticiper, structurer, transmettre.

Parce qu’une carrière de formateur CAO qui s’éteint sans successeur et un tissu de relations clients qui s’effrite, c’est un peu comme un fichier de travail jamais sauvegardé. Tout ce contenu, tout ce savoir-faire, toute cette confiance accumulée — perdus d’un coup, faute d’avoir pensé, à temps, à cliquer sur « enregistrer », et… transmettre.

Qu’en pensez-vous ? Vous pouvez aussi me contacter en privé.

Hello,

Je pense que la dématérialisation de nos connaissances est LA base.

C’est le virage que j’ai pris depuis quelques années et n’en suis que rassuré que mes connaissances seront encore et encore transmises, sans partir avec moi.