L’intégration du Model Context Protocol (MCP) dans Revit 2027.3 marque une avancée majeure permettant à l’intelligence artificielle d’interagir directement avec les maquettes numériques. Autodesk propose désormais trois niveaux d’accès, allant de la simple consultation de données à la modification expérimentale d’éléments du projet. Bien que l’IA puisse exécuter des tâches complexes comme le déplacement d’objets ou la création de rapports Excel, l’utilisateur conserve une validation humaine indispensable sur chaque action. Ces outils fonctionnent localement mais peuvent communiquer avec des agents externes tels que Claude Code ou Cursor pour automatiser les flux de travail BIM. Cette technologie transforme l’assistant numérique en un véritable collaborateur capable de manipuler la géométrie tout en respectant des protocoles de sécurité des données. En résumé, ces serveurs MCP ouvrent la voie à une gestion de projet augmentée où l’IA devient un moteur d’exécution sous contrôle humain.
Dans cet article dans l’exemple à la fin, Claude met environ 10x plus de temps à effectuer les tâches que de le faire manuellement. Bon je sais on va dire ce n’est que le début de l’IA mais ce n’est pas très convainquant. Et encore on ne compte pas le temps à écrire le prompt, voir à réfléchir ce que l’on va écrire, car il y a apparemment des docteur en IA qui détiennent ce savoir !
La commande custom ou l’on clique dessus pour avoir un résultat en moins d’1 sec à encore de beaux jours devant elle. A moins de remplacer tous les champs de maïs transgénique des USA par des datacenter peut-être ? Mais je pense pas que l’américain moyen échange une super IA contre son steack de 1kg pour son bbq ! Et voilà le besoins énergétique entre l’homme et la machine à penser sont maintenant en concurrence…
Pour pouvoir taper une commande personnalisée et voir le résultat s’afficher en une seconde chrono, il a bien fallu que quelqu’un, quelque part, l’ait pensée avant vous. D’abord dans sa tête, forcément — IA ou pas IA, tout part toujours de là, on n’a pas encore trouvé mieux. Ensuite il a fallu la formaliser, l’écrire, la donner en pâture à une machine qui ne comprend rien tant qu’on ne le lui a pas dit noir sur blanc. Là encore, IA ou pas IA.
Ce résultat-là, dans le monde du développement, on l’appelle un algorithme. En dehors de l’informatique, on l’appelle plus simplement une méthode. Même geste intellectuel, deux vocabulaires.
Mais voilà où les chemins se séparent vraiment. Une des grandes différences entre le développement traditionnel — le script LISP tapé à la main un dimanche soir, la macro VBA® bricolée entre deux réunions — et l’intelligence artificielle, c’est la souplesse. L’IA est souple. Certains diront même qu’elle est un peu trop souple, et je ne suis pas loin de leur donner raison certains jours. Le script, lui, ne plie pas. Il fait ce qu’on lui a dit de faire, point final, et rien d’autre. Vous voulez qu’il fasse un pas de côté ? Il faut rouvrir l’éditeur, retoucher le code, retester. Le prompt, lui, se réécrit d’un mot à l’autre, sans rien casser.
Alors non, le temps investi dans un algorithme traditionnel et le temps investi dans un prompt ne se comparent pas. N’importe quel bout de phrase d’un prompt peut être modifié à l’instant, sans recompilation, sans reprise du projet à zéro. Essayez ça avec une routine LISP figée depuis 2003.
Mais je vous vois venir avec votre air sceptique : « Oui mais alors, l’IA, c’est instantané, et le développement classique, c’est lent, c’est ça votre démonstration ? » Non. Pas du tout. Et c’est précisément là qu’on confond deux choses qui n’ont rien à voir : la vitesse d’exécution d’un système, et le temps qu’il a fallu pour que ce système arrive à exister.
Prenez une calculatrice. Elle vous sort une opération arithmétique complexe en une milliseconde, montre en main. Magique. Sauf qu’il a fallu, avant cette milliseconde, des années d’ingénierie pour que cet objet tienne dans votre poche et fasse ce qu’il fait. La vitesse du résultat ne raconte rien du temps qu’il a fallu pour le rendre possible. C’est un peu comme juger le talent d’un luthier à la seule vitesse à laquelle il accorde un violon : on rate complètement l’essentiel, qui s’est joué bien avant, dans l’atelier.
Et c’est exactement cet aspect figé, gravé dans le marbre, que l’intelligence artificielle vient fissurer. Pas remplacer, fissurer. Le marbre était une garantie de solidité ; il devient aussi, avec l’IA, une contrainte qu’on peut enfin desserrer sans tout reconstruire.
Je ne parle ici que de la vitesse et du temps gagné, rien de plus. Sur l’intelligence artificielle, il y a naturellement bien d’autres sujets à ouvrir. Mais celui-là, à lui seul, change déjà beaucoup de choses dans notre façon de travailler.
J’ai bien conscience des capacités génératives de l’IA, mais je vois beaucoup de post assez peu convaincants ou la finalité n’est pas justifié.
Je ne peux remettre en cause la capacité pour un néophyte de créer un algorithme en LISP via l’IA alors qu’il n’aurait pu le faire sans. Mais dans l’utilisation du logiciel de dessin, nous allons cliquer 100 fois par jour sur notre commande LISP pour réaliser notre travail et non pas passer par un prompt. Le travail est souvent répétitif.
Dans l’exemple de l’article, l’IA est utilisé via un prompt pour remplacer des actions qui se font en 3 cliques. Je trouve que la démonstration n’est pas convaincante en terme d’efficacité de travail mais pour le côté expérimental d’accord.
Enfin j’attend de tester l’AI sur Revit pour extraire des données, est ce qu’elle sera capable de le faire proprement ? J’ai du mal à imaginer comment quelques lignes de prompts peuvent remplacer un algorithme que nous avons mis des heures à construire. Je crains les hallucinations, le manque de précision lié aussi a des INPUT imprécis. Le prompts deviendrait un pavé de plusieurs pages.
C’est le cas où tu es un programmeur expérimenté et que tu fais toi-même tes programmes LISP, ce qui sera certainement beaucoup plus long que de le faire avec l’intelligence artificielle, pour ce qui est des débutants, eux ne pourront tout simplement pas le faire, mais par contre pourront le faire avec l’intelligence artificielle. C’est une lappalissade, mais pour cliquer sur un programme LISP, il faut que celui-ci existe. Ce qui n’est pas le cas avec l’intelligence artificielle où précisément elle génère un résultat à partir d’une demande et pas à partir du résultat d’une réflexion formalisée par un programme.