Cet entretien avec Stanislas Dehaene explore l’idée que la géométrie est une faculté innée et universelle propre à l’espèce humaine. Dès le plus jeune âge, notre cerveau utilise un langage interne de formes et de symétries qui influence nos constructions et nos expressions artistiques depuis la Préhistoire. Les recherches en neurosciences révèlent que ces concepts mathématiques activent des zones cérébrales spécifiques, distinctes de celles du langage parlé mais proches de celles utilisées pour la musique. Contrairement aux primates, l’humain possède une sensibilité unique à la régularité, lui permettant de traiter des structures abstraites de manière automatique. Ce champ d’étude souligne l’importance de comprendre nos circuits neuronaux pour optimiser l’éducation mathématique à l’avenir.