L'Opera de Sydney, une conception architecturale qui tourne rond !

Qui ne connaît pas l’Opera de Sydney? Certainement pas moi :blush:, qui passait devant chaque matin en me rendant à mon travail pendant trois années ! C’est pour cette raison et bien sûr parce que ce monument (du moins sa silhouette, car la plus grande partie du bâtiment est souterraine) est connue de tous pour son originalité que je vais vous en parler.

La construction de l’opéra, de 1958 à 1973, est achevée par un groupe d’architectes locaux.

Le Sydney Opera House est situé sur une avancée de terre appelée Bennelong point (nom aborigène) dans le port de Sydney en Australie:

La percée d’Utzon, l’architecte, est venue d’une découverte accidentelle : il s’est rendu compte que le toit pouvait être dérivé d’une forme unique et constante, semblable au plan d’une sphère. Cette découverte lui a été inspirée par son interaction avec Eero Saarinen, qui avait expliqué le comportement de ses toits en béton pour le bâtiment de la TWA en utilisant l’analogie du pamplemousse (ou de l’orange suivant les versions :tangerine:). L’approche innovante d’Utzon et sa capacité à s’inspirer de la nature ont joué un rôle crucial dans la construction de l’Opéra de Sydney. Cette approche a permis la réalisation des caractéristiques distinctives de l’Opéra, notamment ses arches voûtées et son revêtement extérieur en carreaux. La découverte de cette solution a marqué une avancée majeure dans l’architecture du 20e siècle.

Le document « Nature as a Source of Inspiration for the Structure » est une analyse détaillée de la construction de l’Opéra de Sydney.

Voici un résumé du document ci-dessus

Le document est un article qui examine l’approche biomimétique de la structure du toit de l’Opéra de Sydney, qui a été inspirée par des formes et des phénomènes naturels. L’article évalue également l’efficacité structurelle des coques de toit à l’aide de modèles basés sur la méthode des éléments finis (FEM).
Principaux défis et solutions dans le processus de conception : Le processus de conception comportait plusieurs défis, tels que la recherche d’une géométrie, d’un système structurel et d’un matériau appropriés pour les coques de toit, qui étaient les éléments emblématiques du bâtiment. Utzon et son équipe ont utilisé des analogies naturelles, telles que des références nautiques, des coquilles d’œuf et des oranges, pour explorer différentes formes et optimiser les performances structurelles. Ils ont également eu recours à des technologies d’avant-garde, telles que l’informatique et la géométrie sphérique, pour mettre au point la solution finale, composée de nervures en béton préfabriqué reliées par post-tension.
Les principales conclusions des modèles de calcul FEM : L’article analyse l’influence de la nature comme source d’inspiration dans la conception du toit en évaluant la pertinence des différentes solutions proposées à l’aide de modèles de calcul FEM. Les modèles montrent la piètre performance des conceptions initiales, qui avaient des formes irrégulières et de grands déplacements et moments de flexion, par rapport à la solution sphérique finale, qui a été en mesure de résoudre l’énorme problème avec un simple changement typologique et géométrique. L’article aborde également l’influence de l’échelle et d’autres facteurs dans le processus biomimétique.

Il n’est pas besoin de beaucoup d’imagination pour voir ce bâtiment (c’est le cas de le dire :sailboat:) prendre le large, les fameuses coques inversées faisant penser aux voiles d’un navire:

Une courte vidéo « rêvée » (dreamed sunset) que j’avais créée avec Lumion à partir d’un modèle 3D:

Musique de Jean-Michel Jarre sur cette vidéo, Wooloomooloo. Et le rapport entre l’Opera de Sydney et Wooloomooloo? Wooloomooloo est un quartier de Sydney situé juste à coté de l’Opéra de Sydney, eh oui le nom de ce quartier est un nom aborigène
Et le rapport entre Jean-Michel Jarre et l’Australie? Enorme

Voici quelques faits extraordinaires et peu connus à propos de l’Opéra de Sydney :

  • Vision gagnante: L’architecte Jørn Utzon a été choisi parmi 223 candidatures de 28 pays différents pour son design innovant qui répondait magnifiquement au cadre du port de Sydney.

  • Erreurs budgétaires: Le coût initial estimé de 7 millions de dollars australiens a explosé pour atteindre 102 millions de dollars australiens, principalement financés par une loterie d’État. (ce qui s’appelle exploser le budget)

  • Innovation architecturale: Les célèbres “coquilles” de l’Opéra sont issues d’une même sphère, permettant l’emploi d’éléments structurels symétriques et répétitifs, ce qui a révolutionné la préfabrication du béton armé.

  • Contribution française: Bien que les voiles de l’Opéra ne soient pas françaises, les trois grues à tour qui ont aidé à les installer le sont.

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