Histoire concise de la programmation dans AutoCAD

Ci-dessous un message de Serge Camiré, à propos de la programmation dans AutoCAD®.

Il y eu Illuvatar et la grande lumière. Il y eu ensuite les scripts et les menus. L’interaction était très limitée. Il y eu ensuite AutoLISP avec la version 2.18 d’AutoCAD® et qui était basé sur le Common LISP, un langage des années 50 et que je trouve hyper-intelligent car encore adapté à la gestion d’objets complexes, même après 50 ans.

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Arrivée tardive du Visual LISP décrite plus loin. Avec l’arrivée de R12 (projet Proteus), on peut créer des boites de dialogue via le langage DCL. Sa grande faiblesse demeure dans la lecture de fichiers binaires et la complexité du DCL. Il y eu DIESEL (Acronyme de Direct Interpretively Evaluated String Expression Language) pour l’interprétation dynamique des chaines de caractères (c’était l’époque où le fondateur John Walker (pas celui des Talibans) s’amusait à développer toutes sortes de langages, dont ATLAS pour la compatibilité du DXF). DIESEL est pratique en AutoCAD LT®, pour dynamiser des menus déroulants, pour personnaliser la barre d’état (modemacro), pour le texte externe (Rtext) et aussi pour formatter simplement des dates.

Vint ensuite R13 et le langage ObjectARX, destiné à une classe plus restrainte de programmeurs. Elle permet notament de créer des objets personnalisés. Puis vint la 14.01 (pas 14.0) et VBA, ainsi que la possibilité d’utiliser VB pour se connecter à AutoCAD® depuis une application externe. À l’origine assez resteint mais depuis très complet. On s’en sert pour faire des boites de dialogue plus complexes (et moins chiantes) qu’en AutoLISP. L’accès à des fichiers binaires n’est pas un problème. La gestion des erreurs est meilleure (en Lisp, une erreur conduit à l’arrêt du programme (à quelques nuances près). Sa faiblesse est au niveau de l’interaction sur la ligne de commande. Sa grande force qui est le pendant de sa faiblesse: très effficace si on se limite à la boite de dialogue. VBA contient encore des failles que l’on ne peut simplement résoudre par des appels à AutoLISP (via le SendCommand).

Finalement, presqu’au même moment où VBA faisait son entrée, Autodesk® a acquit Vital Lisp de Basic Software pour l’intégrer sous le nom de Visual Lisp. Visual Lisp offre un environnement de développement puissant mais demeure faible par rapport aux boite de dialogue et l’accès au fichier. VisualLisp a permi de revaloriser AutoLISP par l’ajout de très nombreusses fonctions en ActiveX. Entre VBA ou Lisp, le choix n’est pas toujours évident car les 2 s’équivalent.

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J’avais oublié ce sujet remontant presqu’au même moment de la sortie de la trilogie du Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. D’entrée de jeu, j’introduisais Illuvatar comme si tout le monde le connaissait. Désolé.

Voici une explication pour le remettre dans son contexte. Dans son univers, Tolkien avait non seulement ce qu’on connaît de la trilogie mais bien au-delà. Eru Ilúvatar, également connu sous le nom de l’Un, est le seul créateur omniscient, omnipotent, odiant et omni-bienveillant. Il existe depuis toujours dans les salles intemporelles et possède la Flamme Impérissable dans son esprit qui allume l’existence à partir du néant.

Dans les 3 films du début des années 2000, Peter Jackson introduit un Balrog (puissante créature démoniaque crachant du feu) ainsi que les 3 Palantir (pierres de vision). Ces personnages ou objets terrifiants sont mentionnés dans le livre posthume Le Silmarillion.

Excusez mon petit coté naif :smiley:

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Ah! Je m’étais toujours demandé ! Maintenant je sais ! :wink:
Octobre 2006 ça nous rajeunit pas :smile:

Ou encore notre rencontre en 2005. Il faudrait bien remettre cela bientôt.

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