Les BBS, ou Bulletin Board Services, existaient bien avant l'internet

Les systèmes de tableaux d’affichage (BBS) ou Bulletin Board Services, existaient bien avant l’internet. Ils ont fait les beaux jours des passionnés des années 80 et 90. Les systèmes BBS traditionnels basés sur l’accès par ligne commutée étaient accessibles en composant directement le numéro à l’aide d’un modem téléphonique analogique. Cela signifie que vous utilisiez un « programme de terminal » pour accéder à ces systèmes BBS.

Si l’accès se faisait par ligne téléphonique et avec un MODEM, ce n’était pas gratuit, car le téléphone à l’époque, ça se payait ! Quand vous aviez la chance de pouvoir appeler dans votre propre pays ça allait encore (quoique!) mais quand bien souvent il fallait appeler l’étranger, vous payiez le prix d’une communication internationale, hors de prix…

J’ai souvent utilisé ces BBS (américains pour la plupart) à la fin des années 80, rien de tel pour apprendre l’AutoLISP par soi-même en se faisant un peu aider et surtout, en pouvant télécharger des petits programmes pour les essayer, ce qui tenait du miracle technologique à l’époque !

une autre solution?

L’autre solution était de recopier à la main les listings de Cadalyst ! Quand je vous dis que c’était une autre époque.

Les BBS c’est du passé? Que nenni! Ça existe toujours. Nostalgie quand tu nous tient !

L’accès aux systèmes BBS via Internet nécessite également un programme de terminal appelé « client Telnet ». Bien que la plupart des systèmes d’exploitation disposent d’un client Telnet intégré, nous ne les recommandons pas car ils n’affichent pas les graphiques correctement. Nous vous suggérons plutôt d’utiliser l’un des programmes clients Telnet gratuits suivants pour votre système d’exploitation (Windows, Linux, Mac OS X, etc.):

J’ai connu cette époque. Avant de composer le numéro, il fallait appeler le destinataire pour le prévenir que le prochain appel sera fait par le modem et qu’il ne fallait pas qu’une personne réponde. Cela a été une petite révolution parce qu’on pouvait transmettre des petits fichiers au lieu de le faire via une disquette par un système de messagerie. Il y a eu par la suite CompuServe. J’y avais joint la communauté ADGE (AutoCAD® Developper Group Europe) qui était surtout spécialisé dans le développement en langage C. Encore plus tard, j’ai connu Patrick via un site accessible via Outlook Express.

À l’époque, on devait se soucier du format des fichiers. Utilisait-on un format à 7 ou 8 bits (MIME) ou une parité paire ou impaire. Aujourd’hui, tout semble si facile qu’on peut mal imaginer un monde sans les réseaux sociaux où l’on peut envoyer des vidéos de plusieurs Mo sans restrictions par un simple clic.

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Oui ton commentaire @serge.camire me rappelle qu’effectivement on devait d’abord appeler le correspondant par téléphone pour se mettre d’accord lorsqu’il s’agissait de transférer des fichiers par Modem de point à point.

A cette époque, années 1987-89 j’étais à Sydney et nous devions transmettre des fichiers DWG™ entre Sydney et Londres, où était notre maison mère. Avant d’acheter un Modem, nous faisions cela bien entendu par courrier postal, je vous laisse imaginer le temps d’acheminement entre Sydney et Londres…

Puis nous avons acheté ce Modem (le même des deux cotés par précaution). Venait s’ajouter la question des fuseaux horaires. Il fallait s’appeler à des heures convenues. De mémoire, un modem se mettait en mode réception et l’autre en mode émission.

J’ai le souvenir très précis que je lançais l’émission avant de quitter mon travail en fin d’après-midi, et que le lendemain, j’arrivais anxieux au travail car une fois sur deux, la communication avait été coupée au milieu de la nuit, il fallait tout recommencer le jour d’après. Mais quand cela avait fonctionné, c’était fantastique, nous avions réussi à transmettre un fichier DWG™ à l’autre bout de la Terre en quelques heures ! Un exploit pour l’époque.

Et nous parlons de petits fichiers DWG™, typiquement inférieurs à 1 Mo comme celui-ci par exemple (pas question d’envoyer des fichiers de plusieurs Mega):

AMPL25.DWG (822,9 Ko)

Pour les curieux, j’ai travaillé plusieurs années sur la réfection de ce « iconic building » sur les quais de Sydney (circular Quay), le fameux AMP Building

Ces réflexions historiques me laissent à penser que quelque soit l’époque et l’avancée des technologies, on peut s’étonner et admirer l’ingéniosité humaine. Rirez-vous si je vous dit que parfois, lorsque je passe un appel vocal par Internet à l’autre bout de la Terre, je suis encore étonné de cette « magie »?